News; Chaussures New Balance KV 574 ATI Enfant Bleu Blanc Rouge Sale

Published: lundi 22 septembre 2014


Chaussures New Balance KV 574 ATI Enfant Bleu Blanc Rouge SaleThis Must Be The Place réponse à Serge Kaganski C Oui, les stars du rock et de la pop sont de grands enfants : capricieux, colériques, irresponsables, bagarreurs, déraisonnables, pas fichus de se prendre en charge seuls, capables des pires excès, toujours exposés à la menace d accident mortel, sujets à des chagrins gros comme ça qui prennent des proportions existentielles dans leur monde égocentré Winehouse, Kurt Cobain, Pete Doherty, Axl Rose, Liam Gallagher, Jim Morrison, Madonna, Jimi Hendrix : des sales gosses parmi tant d qui tapent des pieds et foutent des coups de poing dans la tronche à tout ce qui bouge s ne sont pas contents, qui ont besoin d assistante pour lacer leurs chaussures, qui refusent de monter sur scène comme on fait un caca nerveux, qui exigent que dans leur loge le jambon soit coupé en petits dés, qui ont des envies de mourir quand ils sont malheureux parce que la vie c vraiment trop injuste et qui n pas appris à boire comme les grandes personnes, si bien qu s dans leur vomi dès qu les laisse picoler sans surveillance. Le personnage de Cheyenne, brillamment incarné par Sean Penn dansThis must be the place, leur ressemble, avec son look à la Robert Smith (qui continue de se maquiller comme un ado gothique à cinquante ans) et sa démarche cassée à la Ozzy Osbourne, avec sa peur de l son rire d timide, ses moues boudeuses, son regard rêveur. Et lorsque Paolo Sorrentino, à la fin de son très beau film, nous le montre habillé correctement et les cheveux courts, il ne nous dit pas que son héros est enfin sorti d maladie infantile, mais tout simplement qu est enfin devenu l que les stars du rock et de la pop New Balance 574 ne seront jamais tout à fait. This must be the place est un film sur l de soi, du temps qui passe, des rêves de reconnaissance que l n plus, une oeuvre délicate et aérienne qui traite de la maladresse de l entre les pères et leurs fils, un spleen vaporeux traversé par les fulgurances d humour fragile et bercé par la musique mélancolique de David Byrne. Dans ce film où les traumas de l se cognent aux blessures intimes, il n pas question d mais de réconciliation : lorsque Cheyenne expose le corps nu et décharné du vieux nazi au froid au lieu de le tuer comme il était venu le faire, il renonce à ses caprices de vieux gosse, fait la paix avec un père autoritaire et accepte de grandir un peu pour rejoindre un monde où il faut être adulte pour vivre raisonnablement et accepter le deuil.



This Must Be The Place un roadmovie embarrassant, par Serge Kaganski Je suis tout à fait d avec Agnès, la critique de SK est sidérante. Mais à lire l des critiques de la presse française, il ne semble pas être le seul à avoir mésinterprété ce film. Comme il doit être désespérant pour un réalisateur de se retrouver face à des juges aussi étroits d et aussi péremptoire dans leur critique. This must be the place n pas la prétention de faire un portrait des stars du rock, mais il raconte tout simplement l d homme qui n jamais voulu grandir par peur du monde (sa femme le dit, prendre l New Balance Enfant n pas son unique souci). Il est devenu rock stra mais il aurait pu être simplement groupie. La confrontation à l du père et de la Shoah n pas non plus indécente. Elle est la réference au fait de l contemporaine qui (devrait) nous interroge(r) tous sur la capacité à la haine que peut développer notre humanité. Et je trouve que le réalisateur la traite avec beaucoup de justesse, et quelquefois d (cf. le portrait de Mordechai le chasseur de nazi). Il n a aucun pathos dans cette histoire, et beaucoup d et d Hélas, cet humour et cette capacité à raconter une histoire avec distanciation, et des sentiments variés ne semble pas pouvoir être reçu de tous. J aimé ce film, je l même beaucoup aimé. Heureuse de trouver enfin une critique positive de ce film que j aimé, même si je connais très peu de chose sur le genre de musique auquel il est fait allusion; le personnage campé par Sean Penn est touchant. Il est gentil avec ses voisins, ce qui n pas si fréquent, avec sa femme, ce qui ne l pas moins; Bien sûr, il apparaît comme sous l de quelque produit calmant, mais il est sympathique et son entourage (qu veut voir heureux) l aussi. Il a besoin de sa femme qui semble le maintenir en vie( rôle maternel?). Il ne veut plus chanter depuis que deux gamins se sont suicidés. Se sentil responsable de leur mort. Il prend conscience d coupé les liens avec son père et désire revenir sur ses traces et reprendre contact avec les Juifs. Sa quête du père passe par les routes américaines. Quant au bourreau, même après avoir acheté un fusil, il se contente de le placer exactement dans la même situation que les déportés qui attendaient, nus, dans la neige, l de leurs bourreaux. C très symbolique et cela lui suffit.

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