News; bienvenue à notre magasin pour choisir New Balance 580

Published: lundi 27 janvier 2014


e à la Maroquinerie La veille du concert de Janelle Mone à La Maroquinerie, Arte diffusait un très bon documentaire sur le zazou du jazz vintage Cab Calloway, personnage haut en couleurs (bien qu'en noir et blanc sur la plupart des images), entré dans le domaine public pour la chanson Minnie The Moocher ( HiDeHiDeHiDeHo !), et considéré comme un des pères fondateurs de la musique noire américaine, hiphop compris. La preuve en live, on l'avait dès le lendemain, éclatante, explosive, pendant le premier concert parisien de Janelle Mone. Rappel : Janelle Mone est cette petite (par la taille) New Balance 580 et jeune (23 ans) chanteuse américaine, qui vient de sortir un prodigieux album de r'n'b/pop/soul psychédélique rétrofuturiste (The Archandroid), inspiré par le plus grand film de l'histoire du cinématographe : Metropolis de Fritz Lang. Mais quand Janelle Mone arrive sur la scène de la Maroquinerie, c'est à un autre chef d'uvre de l'image animée qu'on pense : le clip du Thriller de Michael Jackson (réalisé par John Landis, qui avait fait trois ans plus tôt The Blues Brothers, le film qui a relancé la légende de Cab Calloway, il y a donc un début de logique dans tout ça). Donc, Janelle Mone ressemble à la petite fiancée de Bambi au début de Thriller. Le concert est mis en scène comme un show de Broadway : il y a d'abord un MC en queue de pie et chapeau claque, qui annonce le concert à la façon d'un magicien. Tous les musiciens (guitare, batterie, claviers, danseuses)



sont sapés zazou, costume et chaussures bicolores. C'est aussi classe qu'inclassable, et un hommage évident à la Harlem Renaissance, à l'esthétique des bigbands de jazz, et des films d'horreur des années 30/40. Janelle, ses danseuses et Saul Williams (qui slammait rageusement en première partie) arrivent sous des capes New Balance Chaussures noires de vampires pénitents. L'ambiance est thrilling. Le batteur porte un casque et des lunettes d'aviateur, parce qu'on se prépare à trip supersonique, plein de loopings et de turbulences. Dans le livret de son album, Janelle Mone cite ses influences, qui vont de Star Wars à Tim Burton, en passant par Stevie Wonder, Muhammad Ali, Peter Pan, Purple Rain de Prince ou Frankenstein. Et le plus fou, c'est que tout ça se retrouve sur scène. Et aussi les BO de James Bond. Et James Brown. Et Grace Jones. Et Gnarls Barkley. Et OutKast, dont Janelle est la petite protégée la rumeur dit même que le guitariste, caché sous une perruque et des lunettes noires, serait Andre 3000. La rumeur dit aussi que Prince serait dans la salle, mais on ne l'a pas vu, ou alors on a marché dessus sans faire exprès. Impossible de quitter Janelle des yeux : elle est incroyablement belle, elle est explosive, elle a la coupe de cheveux la plus aérodynamique du moment (entre banane et licorne), elle a les yeux revolver, elle danse comme un gamin qui fait des claquettes dans la rue avec la faim et la rage au ventre, ou comme si elle s'était échappée d'un vieux dessin animé endiablé. Charnelle androïde, elle chante comme une diva funky. La musique, très rock, est un concentré bouillant de soul au sens large, à la fois très maîtrisé et sauvage, qui laissera le public de la Maroquinerie dans un état de liquéfaction bienheureuse. Seul bémol : à la fin du concert, le MC invite le public à faire la queue pour se faire prendre en photo avec Janelle, contre dix euros. Par ici la Mone ?

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